Archive

Category Archives for "Compétences"

6 compétences de survie du véritable survivaliste

Pour savoir faire face aux différents dangers que pose la survie en milieu naturel, il faut être bien préparé. Bien sûr, cela passe par un équipement adéquat, mais ce qui fait toute la différence dans ce genre de situations, ce sont vos compétences.

Voici une liste des 6 compétences de survie que tout survivaliste qui se respecte se doit de connaître :

Femme survivaliste dans la brousse

Survivaliste dans le bush australien

Choisir le bon emplacement pour établir un campement :

Pour passer la nuit dans un milieu hostile, la première chose à faire est de choisir un endroit qui offre à la fois sécurité et confort. La meilleure option pour cela est de jeter votre dévolu sur un lieu sec et en hauteur, afin d'éviter les dangers causés par les crues éclair (entre autres).

Le second critère à prendre en compte durant votre prospection est la proximité des ressources dont vous pourrez avoir besoin: une source d'eau vive (éviter les plans d'eau stagnante infestées de bactéries et autres parasites), du bois sec pour un feu, ou encore des formations rocheuses qui pourront vous protéger des éléments.

Faire du feu :

Allumer un feu est facile si on se base sur des ingrédients simples: un amas de matériau fibreux (comme de l'herbe sèche ou, dans le meilleur des cas, des boules de coton recouvertes de baume à lèvre) et du petit bois de différentes tailles.

Protégez votre feu naissant du vent à l'aide d'une grande bûche. Une fois votre base allumée, posez les plus petites branches contre la bûche pour les enflammer tout en laissant passer l'oxygène. Ajoutez ensuite progressivement du bois sec, en utilisant des branches de plus en plus grandes, jusqu'à pouvoir utiliser des bûches qui brûleront longtemps.

Une vidéo vaut plus que des mots, voici comment un expert s'y prend:​

Trouver de l'eau potable :

La meilleure solution pour obtenir de l'eau potable reste toujours de la purifier vous-même, le plus simplement en la faisant bouillir, ce qui élimine une grande partie des pathogènes qu'elle peut contenir.

Cependant, ce n'est pas toujours possible dans la nature. Votre meilleure option pour trouver de l'eau potable dans ce cas est de la recueillir lorsqu'elle est fraîchement arrivée : la neige, l'eau de pluie est la rosée sont des sources fiables d'eau potable, qui n'a pas besoin d'être filtrée.

Identifier les plantes comestibles :

Inutile de vous lancer à la poursuite de gros gibier en situation de survie, cela serait très probablement une perte de temps et d'énergie, ressources précieuses dans la nature. Il vous faut trouver d'autres sources de nourriture, comme les plantes ou de petits animaux (grenouilles, lézards, poissons...). Le seul moyen de savoir si une plante est comestible ou non est l'identification et la mémorisation (voir une petite liste ici).

Munissez-vous d'un livre sur le sujet, et ne prenez aucun risque si vous n'êtes pas certain. Parmi les plantes comestibles communes que l'on trouve dans nos régions, il y a notamment le pissenlit, la chénopode blanche ou encore les quenouilles, dont le cœur est très savoureux bouilli.

Envoyer un signal de détresse :

Malgré tous vos efforts, votre meilleure chance de survie restera le retour à la civilisation, et la meilleure façon d'y parvenir est d'attirer l'attention des secours.

Ces deux méthodes vous permettront de vous faire remarquer de très loin, si tant est que quelqu'un regarde dans votre direction.

La première consiste à ériger un feu de détresse, et la première règle est de l'ériger dans un endroit bien en vue (colline, clairière, plage...). Surélevez légèrement votre feu afin d'éviter que l'humidité du sol ne sature le feu. Utilisez les meilleurs matériaux combustibles (voir 2) pour permettre une prise rapide.

Une fois le feu bien lancé, posez des branches vertes (branches vivantes en été, de sapin en hiver) au dessus afin de produire une fumée épaisse.

La seconde méthode consiste à vous faire repérer à l'aide d'un miroir de signalisation. Vous pouvez improviser avec la plupart des surfaces réfléchissantes que vous avez sous la main (rétroviseurs, lunettes de soleil, téléphones portables...), et n'avez qu'à viser en direction de votre cible (avion, bateau, ou tout autre endroit susceptible d'accueillir des gens). Pour ce faire, c'est très simple : faites un «V» avec vos doigts, en gardant votre cible entre eux, et faites clignoter le miroir en le tournant dans cette direction.

Enfin, ci-dessous vous verrez les 26 signes utiles pour communiquer sans se faire repérer :

Ici nous avons vu les 6 qualités premières que tout "prepper" ou "prévoyant" doit maîtriser. Il va sans dire que la plupart des outils dont on parle dans cet article doivent figurer dans les boîtes que vous allez emmener partout avec vous (voir ici).

Savoir s'orienter :

Pour s'orienter, la méthode traditionnelle reste la meilleure : observer le ciel. La façon la plus évidente pour se repérer en journée et de se placer par rapport au soleil, qui comme chacun le sait, se lève à l'est et se couche à l'ouest.

Pour trouver le nord et le sud, il suffit de pointer l'aiguille des heures d'une montre vers le soleil et d'imaginer une ligne passant exactement entre cette aiguille et midi. Cette ligne est l'axe Nord-Sud. En heure d'hiver, comparez entre l'aiguille et une heure.

La nuit, il vous faudra trouver l'étoile Polaire. Elle se trouve sur la « poignée » de la Petite Ourse. Trouvez d'abord la Grande Ourse (vous savez, la grande casserole), et suivez la ligne tracée par les deux étoiles au bord de la Grande Ourse : elle vous guidera jusqu'à l'étoile Polaire, et vous ne perdrez pas le Nord !

La méthode en vidéo :​

Choisir le bon abri de survie selon la situation

Un exemple d'abri en TIPI Indien

Un exemple d'abri en TIPI Indien avec de la mousse et des feuilles pour se protéger du froid.

L'homme, lorsqu'il se retrouve seul dans un milieu naturel, peut se trouver bien démuni face à la fureur des éléments.

En effet, après près de 8000 de vie sédentaire, nous avons appris à nous façonner un environnement sécurisant et confortable, bien au chaud dans nos maisons. C'est une part importante de la vie quotidienne de notre espèce, car un abri, en plus de vous protéger du vent, de la pluie, des insectes et autres bêtes sauvages, constituera également une source importante de réconfort pour le survivaliste.

Cependant, confronté à un milieu hostile, se construire une petite maisonnée avec cheminée, électricité et wi-fi n'est pas une option :-). Il vous faudra donc apprendre à réaliser un abri improvisé.

Pour se faire, deux choses importantes doivent être prises en compte : l'emplacement et le type d'abri, pour tirer le meilleur parti possible des conditions mises à votre disposition.

  • Avant de commencer, il est important de préciser que les vêtements que vous porterez formeront votre première ligne de défense face aux éléments: s'habiller en prévision du climat que vous traverserez est déjà un excellent moyen de parer aux désagréments que peut poser la vie en extérieur.

    En milieu naturel, vous devrez d'abord chercher le bon endroit pour vous reposer: pour survivre, l'énergie est une ressource très précieuse, et une mauvaise nuit pourra être un lourd fardeau à porter pour la journée qui suivra. Il vous faudra choisir un endroit sec: rien n'absorbera plus vite votre chaleur corporelle que l'humidité.
  • Si vous vous trouvez dans un climat qui n'est pas trop froid, cherchez également un endroit en hauteur, car le vent éloignera les insectes et il vous sera plus facile de repérer d'éventuels secours à votre recherche. En revanche, si vous parcourez une région plutôt froide, essayez plutôt de repérer un endroit abrité par des arbres ou autres végétaux pouvant arrêter le vent.
  • Évitez également le fond des vallées ou les ravins, où le froid à tendance à s'accumuler la nuit. Vous voudrez également, pour des raisons de confort, trouver un emplacement qui présente une surface plate suffisamment étendue pour pouvoir s'y allonger.
  • En préparation du processus de construction, essayez de trouver un endroit qui rassemble toutes les ressources nécessaires pour construire un abri (branches mortes, feuilles, herbe...), ainsi que celles nécessaires à votre survie (eau, plantes comestibles...). C'est ici que la hache ou le couteau de survie va prendre toute son importance...
  • Enfin, un point également essentiel, qui peut paraître évident et par conséquent à côté duquel vous pourrez passer si vous n'y prêtez pas attention: choisissez un endroit qui ne présente pas de danger : zone inondable, chutes de rochers, de branches, nids d'insectes ou d'animaux sauvages... Un abri, pour être le plus sûr et confortable possible, se doit de réunir toutes ces qualités à son emplacement.

Partie construction

Une fois le bon emplacement trouvé, vous souhaiterez sans doute commencer la construction de votre abri.

  • Dès le début de ce processus, il y une erreur assez fréquente à ne pas commettre : vouloir construire un abri trop grand. En effet, un abri plus grand prendra plus de temps, d'énergie et de matériaux à construire, mais il sera également beaucoup plus difficile à chauffer.

    L'abri improvisé idéal est donc petit, juste assez large pour y glisser votre corps, et donc y conserver votre chaleur corporelle. Un second point à prendre en considération est bien entendu la sécurité. Pour la structure initiale, la « charpente » de votre abri devra être constituée de grandes branches solides, suffisamment pour supporter le poids d'un adulte.
  • L'isolation est également très importante.

    Que vous vous trouviez dans un environnement chaud et ensoleillé ou dans une forêt froide et humide, une bonne isolation vous protégera des éléments. De petites branches, des feuilles, de l'herbe, des branches de pin ou de buissons constituent de très bons matériaux pour l'isolation. Faites bien attention à utiliser plusieurs couches, afin de créer une surface imperméable à l'humidité comme au froid.

    N'oubliez surtout pas d'installer une épaisse couche d'isolant par terre, à l'intérieur de votre abri, pour vous protéger du froid et de l'humidité du sol. Pour terminer, il vous faudra une source de chaleur.

    Pour cela, deux choix s'offrent à vous, faire du feu (voir article « les compétences essentielles du survivaliste ») ou compter sur votre propre chaleur corporelle. Dans le second cas, vous devrez vous assurer que votre abri est extrêmement bien isolé, et très exigu. Si vous choisissez de faire du feu à l'intérieur, planifiez soigneusement votre nuit: amassez un maximum de bois à brûler avant la tombée de la nuit. Vous devrez également adapter votre abri en conséquence, en prévoyant une ouverture pour laisser la fumée s'échapper, et pour éviter que le feu ne brûle votre abri ou votre oxygène.

Voici quelques abris « standards », qui sont assez faciles à construire et à adapter en fonction des conditions du terrain, tout en permettant un certain confort:

1) L'abri en Appentis : le classique

Appentis

Cet abri est assez simple à réaliser, et protège de la pluie et du vent, et protège du froid si il est associé à un feu bien alimenté. Pour le réaliser:

Prenez une grande branche solide, qui sera la « colonne vertébrale » de votre abri. Attachez-la fermement entre deux troncs, ou autres points d'ancrages solides (façades rocheuses, souches, etc.) à environ 70cm du sol. Formez ensuite une première barrière de branches plus fine. Recouvrez pour finir le tout de l'isolant de votre choix.

N'oubliez pas d'isoler le sol !

2) L'abri de survie en A

En A

Genre de variante de l'abri en appentis, cet abri utilise moins de matériel et est plus petit. Le principe reste cependant le même : adosser une grande branche à un support, et y déposer sa structure. Attention cependant à prévoir une branche suffisamment longue pour couvrir tout votre corps.

3) La "Debris Hut"

Abris de type Débris

Abri plus compliqué à réaliser, mais également beaucoup plus isolant. Pour commencer, installez une grande branche, comme pour les deux abris précédents, mais cette fois sur un support que vous aurez fabriqué, à l'aide de branchages. Ce support devra être suffisamment large et haut pour pouvoir y passer.

Déposez des branches plus fines de chaque côté de votre structure, et recouvrez-les d'écorce, ou d'un autre matériau imperméable. Entassez ensuite toutes les feuilles que vous pourrez trouver par dessus, jusque devant l'entrée. Isolez le sol.

Pour finir, vous pourrez soit faire un feu devant l'entrée, soit recouvrir cette dernière d'une « porte » de branches et de feuilles, pour conserver au mieux votre chaleur corporelle.

Note: Parce qu'une vidéo vaut plus que des images, je vous incite à regarder la vidéo ci-dessous pour voir la construction d'un abri par Survival Lilly, une youtubeuse connue dans le domaine:​

5 noeuds que tout le monde devrait connaître !

Que ce soit pour le campeur, le pêcheur, le randonneur, ou simplement ceux qui souhaitent être parés à toute éventualité, savoir comment réaliser certains nœuds est une compétence incroyablement utile.

Voici une sélection des nœuds à connaître pour toutes vos activités d'extérieur. En outre, le fait d'apprendre ces différentes manières de nouer une corde vous aidera aussi pour le tressage de votre paracorde.

N'hésitez pas à vous entraîner à les faire: c'est en forgeant que l'on devient forgeron ! 

En double huit

Ce nœud est un des nœuds les plus basiques, et pourtant il reste un des plus solides et a une multitude d'usages possibles. Il est notamment utilisé pour créer une boucle pour servir de point d'accroche. Voici la méthode à suivre pour le nœud en double huit :

Prenez une extrémité de la corde et repliez-la pour former une boucle, puis repliez-la une seconde fois pour former une autre boucle. Passez le bout autour de la corde pour former un huit, puis passez la petite boucle dans la grande. Serrez ensuite le nœud, et attachez-y ce que vous souhaitez.

Le noeud en double huit

De chaise

Aussi appelé nœud de bouline, est un nœud de boucle non coulant : une boucle créée avec cette technique gardera son diamètre. Ce nœud marin a également la particularité d'être facile à défaire, tout en étant solide tant qu'il subit une tension constante. Pour faire ce nœud :

Effectuez une première boucle. Passez l'extrémité dans cette boucle, puis autour de la corde. Repassez dans la boucle et serrez.

Le tout en vidéo :​

Plat

Le noeud plat

Aussi appelé nœud droit, le nœud plat est un nœud très simple, qui vous servira à attacher deux cordes similaires (même diamètre) entre elles.

Une autre de ses particularités : il est assez difficile à défaire s’il a été trop serré, ou s’il a été mouillé.

La technique : Saisissez les extrémités des deux cordes, et entrelacez-les comme indiqué sur ce schéma. Repassez ensuite ces deux bouts dans les deux boucles, et serrez.

De cabestan

Encore un nœud simple mais très utile, qui servira cette fois à attacher fermement une corde sous tension autour d'un objet cylindrique (ce qui peut-être très utile pour l'escalade d'une façade rocheuse ou d'un arbre).

Attention toutefois : si la tension apposée sur ce nœud est relâchée, il peut se desserrer voire se défaire.

Pour nouer un nœud de cabestan : 1 : Passez la corde autour de l'objet ; 2: Passez l'extrémité par dessus la corde, et enroulez là une seconde fois autour de l'objet ; 3 : Glissez pour finir l'extrémité dans cette seconde boucle, et serrez.

Noeud de Cabestan

De Prusik

Nommé d'après son inventeur présumé Karl Prusik, ce nœud vous permettra d'attacher une cordelette coulissante sur une corde ou un piquet, ce qui peut s'avérer très pratique pour installer un abri ou pour une descente en rappel. C'est également ce qu'on appelle un nœud autobloquant : il se resserrera autour de la corde à laquelle il est attaché en cas de tension trop brusque, ce qui constitue une sécurité en cas de chute.

Voici la méthode à suivre pour le nœud de Prusik :

Commencez par apposer une boucle de cordelette sur la corde que vous allez utiliser. Enroulez cette boucle autour de la corde une ou plusieurs fois (un plus grand nombre de tours assure une plus grande sécurité, mais également une plus grande difficulté pour coulisser). Une fois votre nombre de tours effectués, repassez votre boucle une dernière fois dans la petite boucle qui a dû se former entre les deux points d'enroulement et serrez.

Noeud de Prusik

Pour vous donner un guide visuel rapide, voici un infographique intéressant, publié par blackpoint outdoor qui regroupe les noeuds les plus utilisés :

Les plus utilisés

Source : https://fr.pinterest.com/pin/504473595742205808/

Enfin, voici une vidéo d'un amateur de survie, qui vous donne cette fois-ci un tutoriel pour apprendre à reproduire sa sélection personnelle de 10 noeuds essentiels :

3 recettes idéales pour le bushcraft et le camping !

Pain primitif à base de graines et d'épices

Pour les plus motivés : du pain "primitif" à base de graines et d'herbes aromatiques.

Que vous soyez passionné du Bushcraft à la dure, ou plus simplement un grand amateur de camping plus ou moins sauvage, nous vous proposons aujourd’hui 3 recettes idéales pour vos activités de plein air !

Elles vous seront présentées par ordre croissant, de la plus « rustique » à la plus « sophistiquée ». Une chose est sûre: ces mets vont vous réconforter dans votre abri de survie si vous vous retrouvez coincé en pleine nature.

Le Chapatis

Le Chapatis

Pour commencer, voici la recette idéale si vous êtes en pleine nature, sans ustensile, et avec pour seul allié un peu de farine ! Et même mieux, si vous ne disposez pas de farine sur vous, il vous « suffira » de trouver des céréales sauvages type avoine ou blé, de les faire sécher et de les moudre avec de grosses pierres.

Voici donc la recette du Chapatis :

  • Versez votre farine et faites un petit volcan
  • Puis, versez un peu d'eau jusqu’à obtention d’une pâte malléable
  • Ajoutez des herbes si vous en avez sous la main (du thym fera très bien l’affaire)
  • Pétrissez la pâte
  • Divisez la pâte en portions de la taille d’une main
  • Formez une boule avec chaque portion
  • Aplatissez la boule en crêpe fine
  • Faites chauffer une pierre plate ou de la braise propre
  • Déposer votre chapatis sur le feu et laisser chauffer puis gonfler
  • Retirez du feu et dégustez

Notons qu’en forêt vous pourrez également trouver des orties, qui, une fois bouillies peuvent accompagner votre Chapatis histoire d’ajouter un peu de goût à votre nourriture et vous apporter des nutriments supplémentaires.

Petit conseil pour arracher des feuilles d’orties sans trop vous piquer : les arracher de bas en haut !Testé et approuvé, c’est très simple à faire et bon et ça accompagne bien un peu de viande séchée par exemple…

Le chapatis se conserve mieux que du pain !

Bon à savoir, dans la recette traditionnelle, la cuisson se fait sans matière grasse… Pour les adeptes du camping et du bushcraft un peu moins « survivaliste » et plus confort nous vous proposons deux recettes assez simples mais nécessitant un peu plus de matériel et d’aliments déjà en votre possession.

Asperges, lard et huile d'olive...

Asperges, lard, et huile d'olive

Si vous êtes un amoureux de la nature, vous ne pouvez pas manquer une belle journée de printemps à faire du camping sauvage et cueillir des asperges. Voici la recette la plus simple du monde qui vous est destinée : il vous suffira d’apporter avec vous un peu de lard et d’huile d’olive.

Pour ce faire :

  • Faites chauffer une poêle ou une pierre légèrement concave selon vos envies de confort
  • Ajouter un fond d’huile d’olive
  • Rouler vos asperges fraichement cueillies dans le lardVous n’avez plus qu’à faire cuire le tout !

Attention cependant à bien faire cuire le lard, il est toujours préférable de faire trop cuire le porc que pas assez !

Cette préparation vous apportera énormément d’énergie car riche en calories !

La Shakshuka

Image du plat shakshuka

Enfin pour les désireux d’une cuisine plus riche, et ayant un niveau de confort élevé pour du camping nature nous vous conseillons la Shakshuka. Qualifié par beaucoup comme le meilleur repas de camp au monde.

  • Cassez des œufs dans un bol ou les verser directement sur votre poêle.
  • Cuire des légumes à l’avance et versez des épices (à sélectionner selon vos goûts) au-dessus du feu.
  • Rajoutez du fromage pour finir (notez l’apport calorique idéal de ce plat).

Cela peut ressembler à une brouillade si vous mélangez les œufs au reste de la préparation ou un œuf au plat bien amélioré si vous décidez de conserver intacts vos œufs !

Pour finir, je vous conseille de regarder cette recette ultra-facile de petit-déjeuner en vidéo (elle pourrait vous donner de nouvelles idées lors de votre prochaine randonnée) : 

Le tressage paracorde : comment fabriquer un bracelet de survie

Image d'un bracelet terminé

La corde est un élément essentiel du matériel de survie, mais son transport peut s’avérer pénible et compliqué.

Afin de disposer de plusieurs mètres de paracorde (une corde très résistante notamment utilisée pour la confection des parachutes) le tout sans vous soucier de la perte de place, nous vous proposons aujourd’hui un tutoriel sur la fabrication d’un bracelet paracorde ! 

Il n'est plus à présenter aux aficionados de randonnée sauvage ou de survivalisme, car c'est un élément qui se trouve toujours au poignet de ces derniers ; ou du moins dans leur sacoche !​

Pour ce faire, vous devez disposer de :

  • 2 x 1.5 mètres de corde paracorde
  • Une boucle rapide
  • Une paire de ciseaux
  • Un briquet
2

​NOTE : vous pouvez également réaliser ce bracelet grâce à une corde unique d’une longueur de 3 mètres. Dans ce cas, l’étape suivante peut être sautée.

ETAPE 1 : brulez les deux extrémités des cordes pendant 3 à 4 secondes afin de les faire « fondre » légèrement pour ensuite les relier l’une à l’autre. En se refroidissant, les deux cordes vont se souder, le feu aura un effet « colle ». Attention pendant cette manipulation à ne pas mettre vos doigts en contact direct avec le bout brulant des cordes.

3
4

ETAPE 2 : saisissez-vous de la partie « femelle » de la boucle rapide en plastique et faites une boucle avec les deux cordes liées. Faites passer cette boucle dans la boucle rapide.Puis prenez les deux extrémités de votre corde (la partie non « collée ») et passez les dans la boucle formée par votre corde.Serrez le tout de façon dynamique.

6
7
8

ETAPE 3 : Faites passer les deux extrémités de votre corde (partie non liée) à l’intérieur de l’autre partie de la boucle rapide en plastique (partie « mâle »). Placer cette partie « mâle » à une distance de la partie « femelle » égale à votre tour de poignet. Pour trouver la bonne longueur, vous pouvez faire le tour de votre poignet avec la corde ou mesurer avec un mètre de couturière la circonférence de votre poignet, généralement la longueur trouvée pour un homme sera entre 20 et 25 cm.

9

Note : Afin de bien vous aiguiller dans les étapes à venir, nous prendrons le code couleur utilisé dans nos images d’illustration, notez que ce code couleur peut être différent selon le choix de cordages que vous avez fait !

ETAPE 4 : Nœud de fixation de la boucle : une fois la partie mâle placée à bonne longueur, il faut la fixer. Pour se faire, faites passer le cordon bleu sur les deux cordons centraux et pénétrer la boucle rouge formée par le cordon rouge passant sous les cordons centraux comme ceci :

10

ETAPE 5 : la réalisation du tressage : une fois le premier nœud de fixation réalisé, faites passer la corde bleue AU DESSUS des deux cordons centraux (le rouge et le bleu). Puis faites passer le cordon rouge SOUS le cordon bleu et SOUS les deux cordons centraux.Faites sortir ce cordon rouge par l’intérieur de la boucle bleue.Il ne vous reste alors plus qu’à tirer dynamiquement pour former le nœud.Le schéma suivant pourra vous aider : 

11

ETAPE 6 : le second nœud : Il s’agira ici de réaliser l’inverse de l’étape 5. En effet, le cordon bleu sera situé à droite ce coup-ci. Faites passer le cordon bleu AU DESSUS des cordons centraux (rouge et bleu). Faites ensuite passer le cordon rouge AU DESSUS du cordon bleu et SOUS les 2 cordons centraux. Enfin, faites ressortir le cordon rouge par l’intérieur de la boucle bleue. Il faut maintenant serrer.

12

Il ne vous reste plus qu’à réaliser ces étapes jusqu’à atteindre le nœud de la boucle plastique femelle du bas. Le tressage doit être alterné c’est-à-dire qu’il faut effectuer l’étape 5 puis l’étape 6 et ainsi de suite.

Le résultat doit être le suivant :

13

ETAPE 7 : le travail est terminé, il ne vous reste plus qu’à couper les deux extrémités en laissant 3-4 mm et les brûler à l’aide de votre briquet afin de renforcer le bracelet et de bien fixer les extrémités.

14

Et voilà, le tour est joué:

16

Si vous comprenez l'Anglais, je vous conseille ces deux vidéos très intéressantes pour apprendre d'autres façons de tresser.

La première montre le tressage en "QUEUE DE POISSON" (beaucoup plus légère et rapide à déployer que les autres) : 

Cette seconde vidéo montre le tressage appelé "FORCES DE L'ORDRE" (pour plus de réristance et de côté pratique) :